mercredi 9 mai 2007

La musique créole

Le Gwoka

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Le premier genre musical originaire de la Guadeloupe est le Gwoka. Ce terme proviendrait d'un tonneau de salaison utilisé pour la fabrication du tambour Ka, élément de base de ce genre musical.

Cette musique est née à l'époque de l'esclavage. Les esclaves se rassemblaient le soir pour jouer, chanter et danser.

Ces soirées s' appelaient « swarélèwoz »  d'après monsieur Lèwoz, propriétaire d'habitation où étaient organisées des soirées. Par extension, toutes ces soirées passées à ce genre de spectacle furent nommées ainsi.

Le spectacle qu'est le lèwoz comprend 7 rythmes de base, lents ou rapides et intermédiaires.

                                                         l_woz

 

Il y a 2 types de tambours ka :

les boulas, tambours basses pour les rythmes de base et le maké au son aigu joué par le marqueur, celui qui improvise.

                                                              mak_

Par la suite, d'autres instruments se sont rajoutés au groupe : chacha (calebasses remplies de graines), siyak, flûtes.

        Chacha                         Siyak                         Flûte

  chacha     siyak     flute

Le chant accompagne cette musique ; un soliste, conteur ou chanteur et des chœurs qui lui répondent.

La danse accompagne le tout ; elle est effectuée par des hommes et des femmes au rythme des tambours. Ces danses ont des significations particulières. Selon le rythme, elles traduisent le travail au champ, l'amour, la joie, la peine, la lutte. Ces danses expriment donc des scènes de la vie courante.

Les soirées lèwoz sont très codées ; selon le rythme, les danseurs, chanteurs et le public saura la scène théâtralisée. Certains chants sont des classiques.

Les soirées Lèwoz les plus célèbres sont celles de Sainte-Rose et celles de Jabrun à Baie Mahault.

 

Le Gwoka était très joué jusqu'au début du XX ème puis s'est estompé. Dans les années 60, il était l'attribut des indépendantistes. Aujourd'hui, il revient sur scène grâce à la volonté des Antillais de faire valoir leur patrimoine culturel.

La biguine

La biguine est née au XIX ème siècle aux Antilles.

Après l'abolition de l'esclavage, la musique créole se développa et trouva son lieu de prédilection à Saint-Pierre, capitale culturelle de la Martinique qui possédait un théâtre où se donnaient concerts et opéras. Malheureusement, la ville perdit sa célébrité avec l'éruption de la Montagne Pelée de 1902. Fort-de-France prit alors le relais.

En Guadeloupe, développement culturel arriva un peu plus tard, fin XIXème.

Des bals avec orchestre étaient donnés les samedis et dimanches et les Antillais comme les voyageurs dansaient avec frénésie au rythme de la biguine, de la valse créole et de la mazurka.

    Valse créole                  Mazurka

valse_cr_ole     Mazurka_2

Après la première guerre mondiale, cette musique arrive en Métropole et connaît ses heures de gloire entre 1918 et 1939. Les orchestres Antillais sont réputés et recherchés. Le Tout Paris danse au son de la biguine dans les cabarets.

 

La biguine est une musique née de plusieurs influences : elle mêle les improvisations jazziques de la Nouvelle Orléans aux rythmes cubains des îles proches des Antilles françaises.

Chaque orchestre a son style.

Les instruments qui composent l'orchestre sont des bois (flûte et clarinette), des cordes (guitare, banjo) des cuivres (saxo, trompette) et une batterie.

Clarinette                     Guitare                Banjo

clarinette         guitare          banjo

Saxophone            Trompette                  Batterie

saxophone_799    trompette_330    batterie

 

Si certaines biguines sont endiablées, d'autres sont plus langoureuses et permettent aux couples de se former, voir plus, si affinités.

Le zouk

Ce terme signifie à l'origine « soirée campagnarde ». Ce style musical est né dans les années 70 mais connut un succès mondial dans les années 80 grâce au groupe Kassav.

Kassav

Le zouk est le résultat de toutes les musiques qui ont influencé les Antilles.

Différents rythmes, rapides ou lents le composent.

Les succès de zouk en métropole ne sont pas les même qu'en Guadeloupe ou en Martinique ; par exemple, Frankie Vincent est surtout connu en Métropole.



Posté par Ville de StAmand à 12:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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